Description / objectifs du projet

Le titre souligne l’ambition assez large de ce séminaire : interroger la pluralité des jeunesses, de leur expérience et des politiques qui les touchent à travers une analyse à la fois socio-politique et socio-anthropologique.

L’enjeu de ce séminaire n’est pas de refaire une sociologie de la jeunesse, ni de la défaire, mais d’interroger ce qu’est d’être jeune au XXIe siècle dans un contexte spécifique :

  • la modification profonde des liens sociaux qui a porté au déclin des rites et brouillé le passage à l’âge adulte
  • un taux de chômage important chez les jeunes de moins de 25 ans qui a été multiplié par 4 dans les 1940 dernières années
  • une massification du secondaire menant à 80 % la part des bacheliers dans une génération, soit environ 4 fois qu’en 1980

Le vœu de JP Chevènement – 80 % d’une génération titulaire du bac – a été exhaussé au prix toutefois d’une forme très ségrégative de la démocratisation de l’enseignement supérieur, longtemps réservé aux classes les plus favorisées.

Bien que ségrégative cette démocratisation ouvre de nouveaux horizons quoique fondant des trajectoires très contrastées. Cette démocratisation cache aussi souvent une autre jeunesse, celle au sein de laquelle on ne poursuit pas ses études, soit qu’on ait décroché au secondaire, arrêter après le bac, ou intégré le marché de l’emploi : une jeunesse le plus souvent populaire. Une jeunesse parmi d’autres.

C’est donc très logiquement que ce travail poursuit celui entamé par Olivier Galland, il y a plus de 30 ans, en conduisant une sociologie comparative des jeunesses à travers des approches variées. Ces approches soulèvent aussi des questions relatives à la méthodologie que l’ouvrage « Enquêter sur la jeunesse » de Yaëlle Amsellem-Mainguy, Arthur Vuattoux (2018) proposent d’éclairer.

Enfin, dans la suite des travaux de la chaire de jeunesse portée par Patricia Loncle à Rennes, nous entendons favoriser la coopération entre le champ de la recherche et celui de l’action en direction des jeunes.

A ce jour, un projet de recherche est engagé et lié à ce séminaire :

  • Les effets de ParcourSup dans l’accès à l’enseignement supérieur

Des projets à venir

  • Projet de recherche : école et travail social (CREN ; CREAD ; EFTS)
  • Projet de publication : être étudiant au temps du coronavirus
  • Symposium REF 2022, Namur : La massification inégalitaire dans l’enseignement supérieur. (Re)penser les politiques et les pratiques pédagogiques » , en partenariat avec Carole Daverne (CIRNEF) et Hugues Draelants (GIRSEF)
  • Colloque Egalisup 2e édition, printemps 2023, en partenariat avec CIRNEF et LIRDEF

Mots clés

Jeunes, jeunesses, trajectoires

Dates

  • Mai 2021 : journée d’étude Parcoursup
  • décembre 2021 : école et travail social

TRAVAIL EN COURS ET RÉSULTATS OBTENUS

  • Les effets de ParcourSup dans l’accès à l’enseignement supérieur
  • Des communications :

    • Geuring, E. et Masy, J. (2021). Loi ORE : entre territorialisation et disciplinarisation. Communication. Colloque AREF. 2 et 3 juin 2021, Nancy, France.
    • Geuring, E. et Masy, J. (2020). ORE, une mise en œuvre qui renforce les logiques d’engagement des e?tablissement. Communication. Colloque E?galite? des chances ou e?galite? des re?ussites dans l’enseignement supe?rieur ? 5 et 6 mars 2020, Montpellier, France.
    • Geuring, E. (2020). Loi Orientation et re?ussite des e?tudiant-e-s : les mises en œuvres locales d’une re?forme nationale. Colloque doctoral international de l’e?ducation et de la formation. 27 et 28 octobre 2020, Nantes, France.

PARTENARIAT(S)

  • Arènes – EHESP Rennes
  • CREN – Univ.Nantes
  • EFTS – Toulouse Univ.Jean Jaurès
  • GIRSEF – Louvain Univ Catholique 
  • LIRDEF – Montpellier Univ.Paul Valery